La situation en Bolivie

Le « Defensor del Pueblo » a rendu compte de 3784 cas de tortures en Bolivie entre 2007 et 2012.

  • La torture est toujours utilisée par la police et les forces armées à des fins d’enquêtes et comdsc03329me une forme de maltraitance de la société civile.
  • En Bolivie, il n’existe pas de politique d’Etat pour l’éradication de la torture. Aucun fonctionnaire d’Etat n’a été condamné pour avoir commis ou autorisé des actes de torture.
  • Dans la lutte contre la torture, la prévention et l’accès à la justice sont les aspects les plus fragiles. De cette manière, l’impunité continue.
  • Les victimes de torture sont la plupart du temps issues de bas niveaux socio-économiques et appartenant à des mouvements sociaux qui s’opposent au gouvernement.
Avec le soutien du Conseil International pour la Réhabilitation des Victimes de la Torture (IRCT), l’ITEI a préparé un document qui explique le problème de la torture en Bolivie de nos jours (seulement disponible en espagnol et en anglais).
En Bolivie, la torture est une pratique quotidienne. Toutefois, les gouvernements « démocratiques » nient que cela existe. Les forces de l’ordre attaquent les anciens, et le gouvernement justifie ces actions en avançant des raisons de santé. Notre histoire est remplie de ces exemples: des cas comme les massacres de miniers et paysans, mouvements provoqués  à l’origine pour des revendications sociales et économiques, auxquels le gouvernement a inventé des excuses cyniques. Toutes actions politiques conspiratives ou subversives des plus pauvres est une justification suffisante pour la violence, dans un cadre d’impunité des auteurs.
L’histoire bolivienne est une succession de faits répressifs commis par l’Etat contre les oppositions politiques et les secteurs contestataires.  Les gouvernements commettent des crimes de lèses humanité et la violence étatique reste impunie sans que l’Etat vienne en aide aux victimes. En Bolivie, il n’existe pas un seul cas pour lequel l’Etat a assumé ses responsabilités concernant les séquelles dont sont atteintes les personnes touchées. De plus, les faits sont ignorés par une volonté consciente de les nier.
Par exemple, dans l’espace d’un seul mois en avril 2000, il y a eu rapport de 10 cas de tortures dans l’Altiplano. La plupart étaient contre des agriculteurs âgés de 13 à 17 ans. Les documents suivants expliquent plus en détail la situation concernant la torture en Bolivie (seulement plaquardsdisponible en espagnol et en anglais).
La Tortura en Bolivia   /    TORTURE IN BOLIVIA (ENGLISH)
La Situación de la Tortura en Bolivia   (espagnol)

L’ITEI a documenté 54 cas de torture en octobre 2003 durant la guerre du gaz

Tortura en Octubre 2003  (espagnol)

 

Législations et conventions internationales

Actuellement en Bolivie, la torture et autres formes de violence d’Etat se pratiquent bien que la législation bolivienne les interdisent et que l’Etat bolivien a signé et ratifié les conventions internationales contre la torture.   CONSTITUTION POLITIQUE DE L’ETAT Paragraphe 1 de l’Article 15 de la Constitution Politique de l’Etat, détermine que toute personne a …

Voir la page »