Archive mensuelles: octobre 2017

oct. 25

Conférence de Droit Pénal International

Nous vous attendons ce vendredi à 19h au Salon d’Honneur de l’Université Mayor de San Andrés. Des certificats d’assistance en format digital seront distribués.

Expsant: Dr. Alfonso M. Dorado, avocat habilité devant la Cour Pénale Internationale (CIP) de La Haye.

Editado

 

oct. 24

Globalisation économique et flux migratoires féminins du sud vers le nord. Latino-américaines « illégalisées en Suisse »

GLOBALIZACION ECONOMICA Y FLUJOS MIGRATORIOS FEMENINOS DEL SUR AL NORTE Latinoamericanas “ilegalizadas en Suiza” (en espagnol)

Ces dernières décennies, les flux migratoires mondiaux ont augmenté de manière signifiante avec une féminisation qui a pris des proportions importantes.

Ces flux migratoires sont essentiellement « illégalisés » dans les pays receveurs. Bien que la migration féminine n’est pas récente, ses configurations et sa visibilité sociale sont aujourd’hui révélatrices des relations économiques et des relations de genre Nord/Sud.

Dans ce travail, les flux migratoires féminins sont abordés en relation avec ce contexte.

Un aspect important est la corrélation de la main d’œuvre féminine restant dans les pays du Sud avec la demande de cette main d’œuvre dans les pays du Nord.

À travers la base d’entrevues avec des femmes latino-américaines « illégalisées » en Suisse, les raisons de l’immigration sont identifiées ainsi que les différents aspects de la vie de ces migrantes en Suisse.

 

oct. 04

« La situation de la torture dans le monde ne fait qu’empirer »

04 octobre 2017

Le pésident du Conseil International pour la Réhabilitation des Victimes de la Torture, Jorge Aroche dénonce son expansion dans un cours sur la santé mentale, les déplacements forcés et minorités ethniques.

Pour des milliers de personnes réfugiées en Europe, la ville serbe de Novi Sad est le dernier arrêt avant d’arriver aux embouteillages hongrois, autre frontière de l’Union Européenne en permanence sous présence militaire depuis le début de la crise des réfugiés, il y a deux ans. Pour la population serbe cependant, cela ravive la mémoire des derniers bombardements de l’OTAN contre le régime de Slobodan Milosevic, comme en témoignent les ponts de reconstruction qui, 18 ans après, recommencent à effleurer le Danube.

Dans ces scénarios de violences passées et présents, se célébrait la semaine dernière une conférence sur la santé mentale, les déplacements forcés et les minorités ethniques à laquelle participait Jorge Aroche, président du Conseil International pour la Réhabilitation des Victimes de Torture (IRCT), un mouvement de professionnels de la santé de 170 centres sanitaires dans 74 pays qui accueille près de 100 000 personnes par an, selon leurs propres registres.

« La situation de la torture dans le monde ne fait qu’empirer » avertit Aroche dans une pause, lors de la rencontre des experts organisée par la Société Internationale de Santé et Droits Humains (ISHHR) à Novi Sad. De leurs avis, les pays qui avaient enregistrés des améliorations ces dernières années ont reculé à nouveau. « C’est le cas de la Turquie, l’Egypte ou le Mexique, entre autres », détaille t-il.

Roche laisse entendre que dans cette dérive participe «un discours populiste très nationaliste, où la peur est utilisée pour obtenir un soutien populaire», et estime que des discours comme celui de Donald Trump n’aident pas. Le président américain a surpris le monde en janvier dernier en justifiant l’utilité de cette pratique interdite. « Malheureusement, il n’est pas le seul », reflète l’expert. « Beaucoup de gouvernements qui avaient un plan pour abolir la torture ont changé leurs préoccupations et les orientent maintenant vers des problèmes internes, tel que le contrôle des frontières », ajoute-t-il.

Des discours comme celui de Donald Trump « n’aident pas » à combattre la pratique de la torture.

Malgré tout, bien qu’il existe de nombreux rapports (comme celui de la sénatrice Diane Feinstein, publié en décembre 2012 et déclassifié en décembre 2014 sur le programme de détention et d’interrogatoire du US Intelligence Committee) sur le inutilité de cette pratique, au-delà des considérations juridiques ou morales. Le document de Feinstein souligne que même avant les attentats du 11 septembre 2001, «la CIA savait par expérience que les interrogatoires coercitifs ne produisaient pas de renseignements, mais de fausses réponses».

Dans ce cas, pourquoi la torture continue? « C’est un outil de contrôle social », répond Aroche. Il est exercé par les gouvernements, dit-il, mais aussi par d’autres acteurs tels que le crime organisé ou certains mouvements qui contestent le pouvoir. « Il cherche à exercer un contrôle par la terreur, le sentiment de destruction d’humanité que produit la torture est un moyen d’intimider la population », dit-il. L’avis du président de l’IRCT coïncide avec les conclusions du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, qui a averti en 2016 qu’après 30 ans de pouvoir, il avait constaté une augmentation de la «tolérance à la violence politique et à la torture au nom de la sécurité nationale « .

Que faire face à la dimension mondiale d’un tel problème et aux centaines de milliers de victimes qui sont laissées pour compe chaque année? Aroche souligne que l’un des défis du traitement socio-sanitaire pour les victimes n’est pas de s’éloigner de la dénonciation publique de la torture. « Le mouvement de réhabilitation ne peut être séparé de la prévention, nous aimerions vivre dans un monde où nos services ne sont pas nécessaires, mais c’est assez utopique pour le moment et il y a beaucoup moins d’informations sur ce qui arrive aux victimes, sur la reconstruction de leur vie de survivants », explique-t-il en référence aux besoins de réhabilitation, reconnus par la loi internationale.

« L’homme de la rue finit toujours par condamner ces abus »

« La réhabilitation est un travail qui nécessite des services spécialisés, mais malheureusement ce travail n’est pas assez largement connu et cela signifie qu’il n’est pas mis à disposition de la majorité des victimes », affirme-t-il. La dernière assemblée générale de l’organe qui préside, en décembre 2016, a appelé les États à se conformer «au droit à la réhabilitation» et a exhorté à fournir les fonds nécessaires pour satisfaire à ce droit.

Mais l’expert australien ne demande pas seulement le soutien des gouvernements. Mais aussi le respect du travail humanitaire et de l’intégrité des membres de l’entité. Environ deux survivants de la torture sur trois sont traités dans les pays où ils ont souffert. Cela, dénonce Aroche, fait que de nombreux travailleurs ont été «attaqués par l’État ou détenus avec des excuses différentes, mais la raison en est qu’ils travaillent avec des personnes qui ont été torturées par le gouvernement de ce pays»

L’IRCT encourage l’utilisation dans ses centres du Protocole d’Istanbul, un outil d’expert créé par les Nations Unies pour la documentation exhaustive des survivants de la torture et des traitements inhumains et dégradants. De cette façon, les conséquences sanitaires et juridiques découlant de ces abus sont enregistrées, à l’inconfort de ceux qui les ont perpétrés.

Compte tenu de l’arrivée récente des réfugiés en Europe, M. Aroche rappelle que lorsqu’on parle de deux millions de réfugiés «il faut comprendre qu’une proportion significative de personnes ont été torturées ou traumatisées», explique-t-il. « Ils auront besoin de services de réadaptation spécialisés pour reprendre le contrôle de leur vie et pour pouvoir s’intégrer dans la société d’accueil et y contribuer sur les plans humain, social et économique. » Son centre en Australie est passé en 20 ans d’une douzaine de travailleurs à plus de 200, et est devenu une référence internationale dans la recherche, le développement et la diffusion de techniques innovantes pour la réhabilitation des traumatismes psychiques.

Lire l’articie complet (en espagnol): https://goo.gl/T5jpfD

Fuente: JAVIER GARCÍA PEDRA

oct. 01

(Español) La justicia convirtió a la tortura en un método de investigación

Désolé, cet article est seulement disponible en Espagnol Européen.